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04.01.2005

Communication des dirigeants sur Internet : blog ou pas blog ?

On trouve sur Internet le site Internet, la "tribune" de Michel-Édouard Leclerc.

Ce site institutionnel présente les convictions, le métier, les engagements, les oeuvres et les goûts personnels de l'auteur (passions).
Au niveau graphique le site est bien réalisé, même si la photo décontractée et le titre "de quoi je me M.E.L." fleurent bon le concept pub suranné. Après le blog-notes, "de quoi je me M.E.L.". C'est dommage qu'il n'ait pas poussé le concept jusqu'au bout, il aurait pu en faire une lettre d'information...

Ce site n'a rien de choquant. C'est un site corporate de plutôt bonne facture mais il est totalement décalé par rapport à son édito que je reproduis ici :

"Imaginez un entrepreneur qui a des idées et qui ne se gêne pas pour les exprimer. Au regard des résultats de son entreprise, il est interrogé par les médias et devient le poil à gratter de son secteur d'activité, la grande distribution.
Or, l'évolution du traitement de l'information par les grands médias permet de moins en moins de développer des arguments à l'appui des prises de position. C'est trois minutes à la télévision pour traiter le problème des OGM ou quelques lignes dans la presse sur le pouvoir d'achat. Il est des sujets qui ne peuvent se limiter à des effets d'annonce, un titre "slogan"ou une "photo choc". Plus frustrant encore, l'absence de dialogue. Internet ouvre dans ce domaine de nouvelles possibilités d'information et d'échange que je souhaite explorer. C'est pour ces raisons que j'ai décidé de créer "De quoi je me M.E.L" simplement pour permettre à ceux qui le désirent, d'en savoir plus et de pouvoir donner leur point de vue."

A lire l'édito, on se dit, l'auteur veut une tribune (on avait bien compris) et, en plus il veut que les autres donnent leur point de vue... Cela ressemble beaucoup aux fonctionnalités d'un blog...
Malheureusement, sur ce site, il n'y aucune possibilité de s'exprimer pour l'internaute, il n'y a même pas de contact et encore moins de fonctionnalité de commentaire. Le visiteur est seulement ici pour lire la pensée de Michel-Édouard Leclerc...
Encore un petit effort Monsieur Leclerc, il y a plein de plate-formes de blogs très bien et là, vous pourrez engager un vrai dialogue...

PS : en surfant sur le site on se demande si le site est officiellement en ligne, cf. cette page...

Posted by xmo on janvier 4, 2005 at 07:12 PM dans blog, blogging | Permalink

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» De quoi je me M.E.L. from Manu : A Frog's Blog
Michel Edouard Leclerc a ouvert un site baptisé "Tribune", un pseudo-blog institutionnel. PS : Xavier Moisant semble être du même avis que moi au sujet de ce site... [Lire la suite]

Notifié le 31 jan 2005 17:28:32

Commentaires

Bien vu. Pas très crédible tout cela.

Rédigé par: RH | 5 jan 2005 14:31:23

Mes commentaires sur ce site ont bien entendu, été effacés, donc censurés, dès le deuxième jour aprés leur post. C'est particulièrement écoeurant de la part de ce genre de personnage qui base sa notoriété sur son soi-disant humanisme. C'est un petit arriviste des boîtes de petits pois qui emploie les méthodes les plus totalitaires et antidémocratiques. Puisque j'ai été censurée (sur le net, c'est un comble!), voici ce commentaire que je tiens à faire paraître, merci à ce site de ne pas le censurer:

Puisque ce site est destiné, selon vos propres termes, très hâtifs et irréfléchis, croyez moi, À des personnes que la « communication institutionnelle révulse, afin de les toucher », je me propose de communiquer vraiment avec vous, acceptez donc ce risque, puisque vous l’avez pris. En passant, chers internautes échoués sur ce site qui n’est rien d’autre qu’un site commercial détourné, vous l’aurez compris, sachez que vous avez donc été l’objet d’une soigneuse étude marketing destinée à capter votre âme d’habitude « révulsée » par les sites commerciaux et que vous êtes donc invités à oublier le but de ce personnage qui signe bien pompeusement « MEL » qui est de capter votre portefeuille tout en se donnant ET bonne conscience, parce qu’il va vous parler de son engagement humaniste envers le monde et votre pouvoir d’achat ET de sa façon de faire du commerce autrement (pourtant, ce sont les mêmes gondoles, caisses et chariots à Carrefour ou à Auchan qu’à Leclerc, tiens, c’est bizarre).Donc, issues de ces savants brainstorming et plan média, vous êtes les cobayes de ce site qui est aussi destiné à sonder vos pensées en vue d’adapter les prochains axes de communication à celles-ci.
Tout d’abord, afin de ne pas à l’avance être taxé de parti pris militant ou politisant, je tiens à préciser que je n’appartiens à aucun parti politique ou à aucune association, donc les quelques observations qui suivent ne sont pas des « copiés collés » de qui que ce soit, elles reflètent ce que je vois et perçois, modestement mais clairement, d’une part, du fonctionnement du système bientôt monopolistique et déjà ultra dominant de la grande distribution et d’autre part du type de « communication » hypocrite, opportuniste et irresponsable que vous osez administrer au bon peuple, en plus de celui des salariés de ce « mouvement », dont vous faites vous-mêmes partie, (faut-il d’ailleurs rectifier votre « mensonge par omission » qui consiste à occulter, que, vous Michel Leclerc, vous êtes payé par les quelques 500 adhérents en tant que salarié, certes protégé, puisque salarié « à vie » de la coopérative fondée par votre père et qu’en aucun cas ne dirigez quoi que ce soit, même si vous êtes, c’est vrai, officiellement investi de cette tâche si délicate et déloyale envers « les consommateurs » de communiquer au nom de cette entité néfaste, l’avenir le dira de plus en plus, que représente la grande distribution.
Position intenable que celle des apologistes de la grande distribution, que vous cherchez à concilier bien habilement certes, ce site, destiné à gagner des parts d’opinions chez des personnes peu convaincues par d’autre types de média plus « institutionnels » en est un des instruments insidieux, par votre rhétorique d’autant plus insupportable qu’elle use des instruments les plus déloyaux.
A qui pouvez vous faire croire encore, malgré vos efforts de trouver des alibis faciles tels que vos pathétiques « actions sociétales » (cancer, bois exotiques, livres pour l’Afrique, commerce équitable – en grande distribution, EQUITABLE, vous vous moquez du monde, vraiment – et même protection de l’environnement et développement durable – je rêve !), que la grande distribution pourrait contribuer à autre chose qu’au dérèglement irréversible de tout l’environnement humain et naturel dans lequel elle s’institue.Voyons, défendre le pouvoir d’achat des consommateurs alors que votre but est d’en prendre le plus possible en favorisant le consumérisme de base et la surconsommation de masse qui induit depuis 30 ans ,vous le savez bien, tous les maux : course aux coûts bas et délocalisation de vos fabrications, destruction méthodique du tissu de P.M.E. (« Nos régions ont du talent », c’est encore un alibi facile, ce sont des industriels qui ont une capacité de production suffisante pour couvrir vos volumes), politique de la terre brûlée du marketing global et de la surproduction industrielle avec conséquences de la conversion d’industries vers la pollution induite (agriculture de masse, emballages – les sacs de caisse, cela ne devrait pas faire sourire, dans un sac de caisse « recyclable », il y a des kilos de plastique inutiles coûteux en énergie et polluants, qui font votre beurre, votre dialectique de la bonne action en faisant vos courses dans notre sac réutilisable est hallucinante de bêtise habile, du stalinisme de boîtes de petits pois). Parlerons nous de la destruction du précieux réseau des petits commerçants par une concurrence déloyale, de la déshumanisation du travail (penchez vous deux secondes, grand humaniste, sur les méthodes de « management »e la grande distribution).
Même l’argument ultime de vos semblables est archi-faux et confine à la manipulation et au terrorisme intellectuel : non, la G.D. n’a jamais crée d’emploi et n’en créera pas, au contraire, en a détruit et en détruit encore, en plus de les transformer en concentrations inhumaines. Les études, censurées, sur le sujet, ne sont même plus contestées par nos gouvernants puisque issues d’études statistiques et économiques inattaquables. En France, entre 1980 et 2000, pour 10 emplois crées en G.D., 12 emplois ont été supprimés dans d’autres formes de commerce ET de fabrication. Je passe sur la défiguration et le bétonnage des paysages et sur la consommation supplémentaire de carburant nécessaire pour se rendre à vos magasins pour les gens qui n’ont plus le choix (vous avez beau jeu d’oser prétendre parler d’économies d’énergie).
Si ce message n’est pas censuré, je connais à l’avance vos réponses toutes convenues.N’oublions pas que votre but est de gagner des parts de marché et que tout le reste de votre communication, par de détours mensongers, est destiné à donner bonne conscience aux gens d’adhérer à un système destructeur, car vous avez très bien senti, qu’au fond d’eux, les gens (je préfère ce terme à consommateurs), commencent à avoir des doutes.
Je ne résiste pas à l’envie de vous joindre un extrait d’un message d’une personne qui, manifestement travaille dans un des magasins de vos adhérents que j’ai péché sur un forum de discussion non commercial, il est délicieux :

« Offrir des livres, apprendre à la même source, partager les émotions de lecture….Voilà une démarche concrète et enthousiasmante de vivre la solidarité entre les peuples ! »

Michel-Edouard Leclerc.

Tiré de la revue tiédasse et pourtant scandaleuse (au vrai sens, religieux et plein du terme : « skandalo » : outrage au divin, obstacle majeur à la vraie foi) de propagande interne au mouvement « ré-agir » du mois de mars 2005. « Co-président » (qui n’a jamais dirigé ne serait-ce qu’un seul rayon de supermarché, dixit G.L.M. qui le connaît bien) des centres E-Leclerc (en fait il est salarié « protégé » de la coopérative générale financée par les propriétaires des 542 magasins, uniquement là pour ramener sa tronche d’intellectuel des sacs de caisse).

Au dessus de ces lignes, qui confinent à la plus abjecte et cynique connerie que la sophistication consumériste putassière de nos lamentables générations de moutons à caddies a su autosécreter, je reste, quand même, assez pantois. La profanation se l’Homme sacré s’institue par la « grâce » de ce genre de scélérat véritable. T’avais-je conté le one man show ordurier de ce guignol « écotartuffe » (mais aussi « humanohitlerien », « polpot de la dignité », « vitalostalinien ») cravaté lors de la « convention Qualité, environnement et développement durable (sic !) » (très pompeux pour une réunion de 2h30 à Paris au CNIT au mois de Janvier, au cours de laquelle il a pris la parole 1h entière tout seul, dont ¼ heure de monologue pour conclure (comme dans les meetings de Le Pen) où il a expliqué aux pauvres directeurs de magasins et responsables Qualité présents (pauvres de nous, même pour ceux qui y croient encore, c’était pénible) qu’il fallait s’inspirer de ce qu’il met en place pour « faire le bien autour de nous, pour se sentir mieux ».Pauvre con criminel, la grande distribution ! Invention la plus insidieuse et la plus universelle de destruction de ce qui reste encore de sacré sur terre : nourriture saine, économie loyale et équilibrée, rapports humains de confiance dans le commerce ou ailleurs, dignité du travail et des personnes, environnement préservé, liberté d’achat, de comportement, indépendance de pensée, d’opinion. Au lieu de ça, ce parvenu ignoble se donne bonne conscience en invitant deux journaleux tremblotants (parait-il, connus) pour le faire valoir, des présidents d’associations à qui ils balancent quelques milliers d’euros par an comme alibi en vitrine (contre le cancer, alors que la pollution induite par la consommation de masse ainsi que l’ingestion directe de malbouffe industrielle, le bon Jeff pourrait t’en parler mieux que moi, en est une des causes principales, pour le travail des handicapés, alors que la fonction « employé de libre service » est la plus robotique et la plus dévalorisée dans les magasins, encore l’ouvrier d’usine fabrique-t-il quelque chose, là, on les brime pour qu’ils remplissent des rayons de produits qui les tuent, et, « bouquet » final, ils construisent une école en Inde, les enflures, avec l’association représentée par Carole Bouquet qui était sur le plateau, pauvre femme, alors que la grande distribution est la principale donneuse d’ordre de l’industrie inéquitable corruptrice qui envoie les vieilles tantes de l’Artois pleurer sur l’avenir de leurs fils et les petits thaï mineurs se consacrer encore plus impérieusement à leur carrière de travailleurs essoufflés (soit à la machine à coudre, soit à l’ignominie teutonne pédéraste gavée, portant les fringues de supermarchés que leurs cousins fabriquent, sur les trottoirs).
Bref, du dégoût pendant 2 heures et demie. J’étais assis à côté de C. S., pauvre responsable Qualité d’un Leclerc voisin, c’est une fille mature, intelligente et pourtant, malgré mes remarques, elle n’a pas vu le malaise ambiant : c’est à ce titre que tu perçois la solidité de nos chaînes, mêmes quand nos jeunes co-détenus de la geôle consumériste, et pas les plus délabrés par le conditionnement mental (jeunes paumés des cités, zombie des boîtes de nuit, élèves d’écoles de commerce ou d’ingénieurs industriels, pauvre hères crucifiés) sont formatés sans retour…Heureusement, j’avais combiné pour arriver la veille au soir et rester la nuit chez O.…
Pour conclure, puisque Michel-Edouard (de son vrai prénom, Michel, mais comme son oncle Michel est fâché avec la famille-il a utilisé le nom Leclerc, qui est AUSSI son nom, pour faire du commerce, quel crime !- et que cela peut porter préjudice à son « prestige », il a accolé artificiellement le prénom de son père (ancien séminariste, qu’ils ont bien fait de ne pas ordonner, donc) souhaite partager des livres afin de participer à la solidarité entre les peuples, suggérons lui quelques livres (voir fin du message), à ce criminel mondialiste qui me fait penser, en éructant ces relents pseudo-humanistes mensongers (qui ne sont que des slogans publicitaires en vue de vendre encore plus d’inutilité à la masse qui s’en empoisonne le corps et l’âme, tu l’aura compris) à Himmler visitant Birkenau en 43 et se penchant sur les fausses communes encore fumantes de cadavres d’innocents affirmant « il ne faut pas que la croix rouge voit cela ». C’est ça, le pire, cette bonne conscience dans le crime qu’on essaie d’acquérir pour se disculper de ses propres immondices, mais aussi, du même coup, pour faire la publicité de son innocence au plus grand nombre. « Protégeons l’environnement chez Leclerc en distribuant des sacs recyclables alors que tout ce qui est dedans est ultra-polluant, inutile et néfaste ». En luttant contre le cancer (un bien grand mot, seulement 55 000 euros donnés en 2004, comparé aux 261 milliards de C.A !), Michel-Edouard me fait penser à ces Hayatollahs qui enferment en permanence, violent tous les soirs et rudoient leurs femmes comme des animaux et qui prient Allah, le miséricordieux. Où à Pol Pot qui fait assassiner 2 millions de compatriotes pour « le bien de l’humanité ».
Au fait, Jean Paul II a dit, à Riga dès 1993 : « La chute du communisme n’est pas la victoire d’un système sur un autre.Le capitalisme exacerbé est tout aussi criminel.Le consumérisme, cette forme moderne d’avidité, est contraire à l’évangile.Jeunes baltes, jeunes slaves, jeunes du monde entier, refusez de faire ce que l’on vous dicte quand l’Homme disparaît et faites parler votre cœur : le seul système politique digne est celui de la solidarité. »

Etonnant, non ?

PS : partageons certains livres avec Michel-Edouard :

« Le tao de l’écologie » de Teddy Goldsmith.
« La France contre les robots » de Georges Bernanos.
« Chroniques de la haine ordinaire » de Pierre Desproges.
« La doctrine sociale de l’église catholique » mise à jour des compilations des actes du concile Vatican II (à ne pas confondre avec « la théologie de la libération », qui en est une très pâle copie partisane et marxisante qui mène tout le monde à sa perte).
« Casseurs de pub : la Bible » du collectif bien connu de nous.
« Ebène, aventures africaines » et « Impérium » de Ryszard Kapuscinski.
« Le complexe polonais » de Tadeusz Konwicki (chef-d’œuvre absolu, en français chez « l’imaginaire Gallimard »).
Surtout le dernier ouvrage, pour cet enfoiré qui détruit ce beau pays avec ses instruments de mort et de liquidation du beau : la Pologne, joyau humain, souillé par les ordures françaises !

Rédigé par: Waniuszka | 15 mai 2005 21:44:40

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