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03.02.2005

Train dans le noir... polar...

Mardi 1er févier, train SNCF de 11h04, arrivée comme prévu à 12h12.

Hier deux autres trains après le 14h48, Rouen-Paris de 18h00 à 19h07, train à l'heure. Retour à Rouen le soir par le 21h20 et là, ça se gâte encore. Arrêt prolongé à Mantes-la-Jolie, annonce de deux arrêts supplémentaires à Rosny-sur-Seine et Bonnières. Nous n'aurons pas la chance de savoir pourquoi et nous arriverons avec 10 minutes de retard à Rouen...

Dans le train du mardi matin, variante intéressante, il n'y avait pas de lumière dans le wagon. Au delà du fait que les portes étaient condamnées et qu'on puisse s'interroger sur les conditions de sécurité, le passage dans les tunnels était un moment surprenant, poétique.
Avec le bruit du train et le noir complet dans le wagon, j'ai repensé à Agatha Christie car l'obscurité créait immédiatement une ambiance mystérieuse. D'Agatha Christie, mon esprit a vagabondé vers Gaston Leroux et Maurice Leblanc et toutes ces heures passées à dévorer des romans policiers (au sens très très larges).
J'ai réalisé que le train se prêtait très bien aux romans, aux polars mais que ce n'était pas le cas de moyens de transports en commun plus contemporains et notamment de l'avion.

Le train a de multiples avantages pour un polar ou créer du suspense. C'est un lieu clos (nous avons déjà l'unité de lieu), pour un trajet défini (une sorte d'unité de temps). Les trains traversent des tunnels où les wagons peuvent être plongés dans le noir par une habile manoeuvre permettant alors toutes les exactions. Ils peuvent être stoppés inopinément grâce au signal d'alarme. L'auteur d'un crime peut s'échapper "facilement" d'un train, c'est crédible. Les compartiments se prêtent bien au huis-clos (en effet les compartiments sont de petites "pièces" où moins de 8 personnes sont confinées face-à-face et dans une grande proximité "latérale") et des discussions, des échanges, des réflexions intimes s'y inscrivent parfaitement.
La configuration des avions est une différence importante avec les trains et pour le romancier, cette disposition doit jouer. Dans les avions de ligne, tous les passagers sont assis côte-à-côte, le nez dans le dossier du siège précédent, les échanges, les déplacements sont moindres.
Un avion contrairement à un train, cela ne peut pas s'arrêter, c'est "difficile" de le quitter discrètement en vol...

Je ne connais pas de polar qui se déroule dans un avion en revanche l'avion se prête très bien aux films d'action. L'intensité est maximale dès le début. L'imaginaire collectif contemporain est marqué par des détournements d'avion depuis les années 70 au moins jusqu'au Word Trade Center, pour le coup c'est plus compliqué de détourner un train... Pour les films catastrophe ou les films d'action, les avions sont un bon filon. En revanche je n'ai pas souvenir de film très marquant se déroulant dans un train hormis un James Bond.

Là je ne suis pas connecté (et pour cause) mais si je peux, j'essaierai de faire une petite liste de romans et films "de trains". Je réalise un truc en écrivant cela. Pourquoi dit-on "roman de gare" ? C'est un peu bête comme expression. Ce sont des romans qui sont lus dans les trains alors pourquoi stigmatise-t-on les gares et pas les trains ? Si ces romans sont présents dans les gares (d'où le nom, d'accord), c'est à cause des trains qui permettent de lire (on doit même pouvoir réussir à lire dans les trains à double étage de la SNCF). Il faudra que je jette un oeil sur l'origine de l'expression.

A faire :
- liste de romans et de films de trains (si vous voulez m'avancer dans les commentaires n'hésitez pas)
- rechercher origine de l'expression "roman de gare".

Posted by xmo on février 3, 2005 at 09:36 AM dans commuter | Permalink

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Voici les sites qui parlent de Train dans le noir... polar...:

» SNCF suicidaire de Zevillage.net
Trois jours de grèves SNCF en Normandie sans bonne raison ni explication. Les trains étaient donc supprimés ou parfois remplacés par des cars. Et ceux qui circulaient étaient en retard : les trains patinaient sur les rails à cause... des [Lire la suite]

Notifié le 26 nov. 06 19:49:41

Commentaires

La SNCF mais si c'est possible

Rédigé par: Delvolvé | 18 févr. 05 13:09:20

C'est un roman bon marché, qui se lit assez facilement, vite, sans trop se creuser la cervelle, que l'on achète quelques minutes avant de prendre le train, et qui met souvent en jeu des situations de la vie de tous les jours en flattant les instints du lesteur.

Rédigé par: Pascal Poutet | 2 déc. 05 11:58:36

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