17.09.2005
Promovacances ou pas de vacances ?
Décidément, après versac et lastminute, les bloggers ne semblent pas avoir de chance avec les voyagistes sur Internet (ou alors ils l'écrivent eux ?). J'avais écrit presque tout ce billet mais il fallait que je rajoute le dernier épisode et comme j'étais lancé sur les services client ;o)
J'avais réservé pour ma dernière semaine de vacances - certes un samedi pour un départ le mardi mais c'est à cela que servent les voyagistes sur Internet non ? - une semaine au Maroc "Au coeur du Maroc impérial". Je ne connais pas le Maroc, je me disais, que c'était une bonne façon de découvrir.
Première réservation sans encombre, confirmation par mail du traitement de ma réservation 15 minutes après. Ensuite j'ai un message d'un "Ben" sur mon portable qui me demande de confirmer par mail que cela ne me gêne pas de repartir d'Agadir plutôt que de Marrakech. J'envoie le mail rapidement. Je découvre à cette occasion que "Pas de vacances" est une filiale du bateau qui a emmené Colomb en Amérique - il en a eu de la chance - je ne savais pas que ce voyagiste existait encore.
Nouveau message de Ben peu avant 19h me disant qu'il doit annuler ma commande précédente, que je ne serai pas débité (encore heureux !) et qu'il me réédite un nouveau bon de commande que je dois compléter. Je fais cela dès que je rentre chez moi vers 20h, j'ai le premier mail d'accusé réception à 20h13 et puis.... RIEN !
"Pas de vacances" ne travaille pas le dimanche semble-t-il, le 15 août non plus. J'ai envoyé deux mails le mardi matin avec la référence de mon dossier, pas d'accusé-réception, pas de réponse, pas de rappel. J'ai refusé d'appeler le numéro surtaxé (quelle détestable et scandaleuse habitude française) pour hurler.
À 18h15, le mardi, "Ben" me rappelle et malheureusment j'étais sur messagerie, j'aurais adoré l'avoir au téléphone, pour me dire - c'est assez drôle - : "Monsieur Moisant, vous n'êtes pas parti (bravo !). Je suis désolé (ça me fait une belle jambe). Je peux vous proposer une place pour partir avec nous le 23 août pour faire ce circuit (au même prix, ça va de soi, ils ne vont pas faire un geste commercial tout de même... et
puis tout le monde dispose de ses vacances en toute tranquillité d'une semaine à l'autre), je vous envoie un bon de commande."
Bilan : je ne suis pas parti au Maroc (bon c'est pas un drame je sais) et ce site a eu une attitude commerciale et relationnelle exécrable et incompréhensible pour être poli ce qui m'a amené à écrire ce billet et à en faire part à mes amis qui ont tous bien noté que Promovacances = service à la clientèle de bas niveau pour être poli.
De mon côté, j'ai profité de la côte et des greens normands, d'amis ainsi que d'expositions parisiennes intéressantes (Martin Parr, J'en rêve - c'est insupportable, ces sites sur lesquels on ne peut pas faire de lien - et une visite au Louvre).
Posted by xmo on septembre 17, 2005 at 04:05 PM dans au fait..., commuter | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
02.06.2005
Rouen, la cathédrale de Monet aux pixels
C'est du 4 juin au 17 septembre 2005. Je n'ai pas vu l'année dernière mais les échos sont très élogieux...
> À découvrir sur le site de l'Office de tourisme.
Posted by xmo on juin 2, 2005 at 10:40 PM dans au fait..., commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
23.05.2005
Train train quotidien
J'ai posté un billet sur notre trajet de ce soir dans un train détourné. Si, si, c'est possible...
À lire sur Train Train quotidien
Posted by xmo on mai 23, 2005 at 10:36 PM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
02.05.2005
Train train quotidien
J'ai regroupé dans un nouveau blog "Train train quotidien" mes billets sur les trajets Paris-Rouen en train.
Merci Alex pour le bandeau.
Dorénavant, je publierai seulement ici des liens vers les billets de ce nouveau blog.
Posted by xmo on mai 2, 2005 at 09:30 PM dans blog, blogging, commuter | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
18.04.2005
Le voyageur trop social
Après le loup, l'alternative dans un train, c'est le mouton. Animal grégaire par excellence.
Ce type de voyageur se repère vite. Il aime bien ce que vous lisez ou ce que vous êtes en train de faire (écouter de la musique, travailler). Il se penche vers vous et n'est pas découragé par vos écouteurs si vous étiez en train d'écouter de la musique...
Après un moment d'échange entre personnes sociables, vous manifestez souvent la volonté de retourner à vos... moutons. Cela ne le décourage pas mais l'embête un peu. En général vous voyez du coin de l'oeil qu'il se retient quelques minutes, se dandine, a très envie de vous parler... Au bout d'un délai x, il n'y tient plus et revient à la charge et là, le voyage est fichu, du moins votre activité première...
Ces voyageurs vous abordent toujours en vous tutoyant dès la première phrase, l'étape du salut ayant été allègrement passée... Dans mon cas, c'est souvent un garçon de mon âge...
Quelques perles de mouton :
- Lisant un gros manuel d'histoire : "tu es étudiant ?". Non, non, pervers, je prends le train un vendredi soir avec les militaires pour le plaisir...
- Avec des écouteurs dans les oreilles : "tu écoutes de la musique ?". Non, non, ce sont des poils mal taillés qui dépassent de mes oreilles... Oui, ils sont blancs et alors ???
- Dans un train dont le terminus est Rouen : "Tu vas à Rouen ?". Non, non, Marseille, je me suis trompé ???
Ces suggestions de réponses sont les réponses que je n'ai malheureusement pas faites. Si vous commettez l'erreur de répondre distraitement oui à une de ces questions, espérant couper court à la conversation, perdu ! Vous avez gagné un compagnon pour le voyage.
Posted by xmo on avril 18, 2005 at 05:33 PM dans commuter | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Viator ignotus ignoto lupus* (2)
Une fois monté dans le train, le voyageur Paris-Rouen est confronté à de nouveaux codes :
- Deux places côte-à-côte ne signifient pas qu'il y a deux places. C'est le postulat de base : détrompez-vous le siège côté couloir est un rangement. Il sert à poser cartable, sac, manteau, pas à asseoir deux personnes côte-à-côte... Version vicieuse, utiliser le siège côté fenêtre comme rangement, cela complique la tâche de l'audacieux qui essaierait de s'asseoir.
- Saluer son voisin est malvenu. Si, bravant les dangers d'une rebuffade, vous avez osé demander à un voyageur d'enlever ses affaires de la seconde place et lui dites bonjour (voire si vous avez osé procéder dans le sens inverse), ne vous attendez pas trop à être salué en retour...
- Les habitués sont propriétaires de leur place. Je prends trop de trains différents pour intégrer la communauté mais, dans les trains du matin (6h40, 7h29, 7h52), les voyageurs se retrouvent tous les jours à la même place sur le quai, occupent les mêmes places (autant que faire se peut) dans les mêmes wagons... Malheur à l'impétrant qui se serait égaré sur une de ces places...
- Les amis ratent souvent le train. L'excuse "j'attends quelqu'un" est un grand classique pour ne pas déplacer ses affaires du siège attenant. Mais - quelle malchance - ces amis ratent souvent le train et la place reste inoccupée... enfin occupée par ses légitimes destinataires : les affaires du voyageur...
* Voir cette note pour la traduction.
Posted by xmo on avril 18, 2005 at 05:19 PM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Téléphone et train : une difficile cohabitation...
C'est un sujet que j'ai envie de traiter depuis trois mois notamment quand je prends le train de 21h20 Paris-Rouen...
Je ne me rappelle pas des campagnes qui ont pu être réalisées pour limiter l'usage du téléphone dans le train mais (1) il n'y en a pas eu, c'est possible, (2) elles ont singulièrement manqué d'efficacité.
Le "téléphoneur" en train est un être assez vicieux mais il est aussi sociable et expansif. Il aime partager avec ses voisins, sa conversation, sa sonnerie, les détails de son voyage ("j'arrive à 17h57"), de sa journée, de son week-end passé ou à venir...
Premier vice : il est souvent installé sous l'autocollant "téléphone dodo". Bon la signalisation n'est pas très claire non plus... et puis les voyageurs respectent déjà rarement les étiquettes de réservation alors l'autocollant signalant l'interdiction de téléphoner... Pour mémoire le voici :
Deuxième vice : c'est beaucoup plus drôle de téléphoner, surtout le soir, dans les wagons où il y a peu de monde, "ça gêne moins"... Cela permet surtout à tous les malheureux voyageurs du wagon de profiter de la conversation...
Troisième vice : il aime les sonneries bruyantes et expansives... Sur demande, je peux faire une petite liste de morceaux... Il aime bien aussi essayer des sonneries dans le train, c'est plus sympa d'avoir l'avis de tout un wagon...
Quatrième vice : même à Saint-Lazare, c'est plus confortable de téléphoner du wagon que du quai...
Cinquième vice : il peut vous défigurer en soufflant si vous parcourez la travée votre téléphone à la main pour aller téléphoner sur la plate-forme du wagon parce que vous le dérangez en passant...
Sixième vice : il essaie vaillamment de téléphoner alors que, sur la ligne Paris-Rouen, les différents réseaux coupent régulièrement...
Posted by xmo on avril 18, 2005 at 05:03 PM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
11.04.2005
Pluri-modalité des transports : une idée d'avance à la SNCF
La semaine dernière (du 4 au 11 avril) a donné toute sa pertinence au nouveau slogan de la SNCF. La pluri-modalité des transports, vieille rengaine urbanistique, la SNCF sur la ligne Paris-Le Havre, la met en oeuvre régulièrement.
Mardi 5 avril : le train Paris-Le Havre (parti à 21h20) a été arrêté à Rouen et les voyageurs pour Yvetot, Bréauté-Beuzeville et Le Havre ont terminé le trajet en car. Un train de marchandises s'était renversé à la gare de Bréauté-Beuzeville... Je ne sais pas à quelle heure les pauvres voyageurs ont terminé...
Jeudi 7 avril : Train de 18h40, aux alentours de Mantes, le contrôleur fait une annonce : "un sac contenant une boîte à chaussures est abandonné dans la voiture 15, le propriétaire de ce sac est prié de se faire connaître sous peine d'intervention d'une équipe de déminage (je ne suis plus très sûr de la fin de l'annonce)".
Pas de nouvelles durant le reste du trajet.
À Sotteville, le train est immobilisé sans annonce particulière. Aucune annonce n'invite les voyageurs à descendre du train. Au bout de 10 minutes, annonce du contrôleur : "Ce train est immobilisé pour une durée illimitée, pour les voyageurs se rendant à Rouen, nous vous invitons à descendre du train, emprunter la passerelle et suivre la foule (sic) pendant un kilomètre jusqu'à la station de métro, le trafic est interrompu sur la ligne dans les deux sens".
Là grand moment de rire (jaune) :
- le train est arrêté pour un soupçon de bombe mais les voyageurs restent dans le train,
- le train est arrêté dans une gare en milieu urbain alors qu'il y a des endroits en amont plus dégagés (si c'est une bombe il faut être logique),
- les voyageurs pour Rouen doivent se débrouiller, payer un trajet en métro pour parvenir à destination,
- les voyageurs pour Yvetot, Bréauté-Beuzeville et Le Havre, eux ne sont même pas invités à descendre du train...
Bilan de la semaine : un trajet fini en car pour certains voyageurs, un trajet fini en métro pour d'autres, une gestion du risque assez surprenante (elle cause l'arrêt de la circulation de tous les trains sur la ligne mais n'entraîne pas l'évacuation des passagers du train où le colis suspect se trouve...).
Pour la SNCF, le nouveau slogan aurait pu être : "À nous de vous faire emprunter les autres moyens de transport !"
Posted by xmo on avril 11, 2005 at 04:34 PM dans commuter | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
01.04.2005
Un Paris-Rouen bombesque
Vendredi dernier (le 25 mars), le trajet Paris-Rouen avec le train de 20h20 a été phénoménal.
Parti à l'heure, sans retard avant Val de Reuil, le train y est arrêté vers 21h20 en raison d'une alerte à la bombe à la gare de Rouen. C'est la seule information qui nous est alors donnée. Au bout d'une quinzaine de minutes, il est patent que nous serons très en retard à Rouen, j'appelle les amis avec qui je devais aller au ciné et qui sont garés dans la zone de desserte de la gare de Rouen (sic). Alerte à la bombe pour les trains mais pas les voitures semble-t-il...
Quinze minutes plus tard, une annonce nous invite à quitter le train Paris-Rouen dans lequel nous étions installés pour monter dans le TGV lui aussi bloqué et stationné en face pour finir le trajet. On nous indique alors les modalités ahurissantes de fin de voyage : le TGV ira jusqu'à Oissel qui sera son terminus. Les voyageurs sont invités à contacter les personnes qui les attendraient à la gare de Rouen pour qu'elles viennent les chercher à Oissel car il n'y aura pas d'acheminement à la gare de Rouen avant 23h30 (gros sic). Je ne sais pas ce qu'étaient supposées faire les personnes obligées d'attendre à Oissel, sans parler des conséquences une fois arrivées à Rouen où il n'y a plus de transports en commun à cette heure-là, etc.
Là j'ai lâchement déserté et appelé un ami qui habite à côté de Val de Reuil pour lui demander asile...
J'avais déjà vécu des retards avec la SNCF mais celui-ci avait l'air de devoir battre beaucoup de records couplé à une non-information et un amateurisme effarants...
Posted by xmo on avril 1, 2005 at 10:54 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
12.03.2005
Lost in transportation
Décidément ce vol British Airways Londres-Washington aura été épique.
BA a annulé trois vols pour Washington hier. Elle a regroupé les deux prévus en un seul qu'elle a finalement annulé.
Certains voyageurs étaient donc à Heathrow depuis 13h00 au moins quand nous avons appris l'annulation du vol de 18h00 (à 18h30, avant c'était seulement un retard qui était annoncé).
C'est là que les choses deviennent délicieuses. Je me rappelle avoir lu (mais où ? mais quoi ?) que le capitalisme réinventait les queues, les files d'attente en créant la pénurie. Avec British Airways, c'est assez drôle à voir à l'oeuvre.
Première attente au comptoir d'enregistrement pour se faire expliquer la procédure et indiqué le bureau d'information vers lequel nous sommes renvoyés. Procession un peu désordonnée vers la prochaine étape, cette petite foule qui se déplace de concert cela fait penser au générique de «Catch me if you can» avec ces silhouettes qui se déplacent en file dans des escalators, etc.
L'organisation de BA en revanche, c'est plutôt les Shadoks... Re-attente au deuxième guichet pour se voir remettre une feuille explicative et un bon d'hébergement dans un hôtel Hilton (bon point) à Gatwick (sic).
Là le bonheur débute vraiment, descente à l'étage des arrivées, passage à l'immigration, pas de chance pour les voyageurs non-européens du vol, il y a beaucoup de monde... Les Britanniques et européens passent de leur côté et comprennent, au carroussel pour récupérer leurs bagages, que c'est une communauté dont il s'agit. Tant que les autres voyageurs n'auront pas franchi l'immigration, leurs bagages resteront sur le carroussel et celui-ci sera incapable d'en absorber plus...
Re-attente, évacuation de certains bagages du tapis pour améliorer le flux. Après récupération des bagages, sortie de l'aéroport pour aller à un arrêt de bus indiqué sur la fiche explicative mais cette information est erronée, il s'agit d'un autre arrêt de bus en réalité, à côté certes. Fascinant les hoquets de cette machine. Attente du car pendant un délai supérieur à 20 minutes. Les bagages sont chargés dans les soutes, les cars partent, enfin les premiers du moins car des voyageurs n'avaient pas pu monter.
Trajet jusqu'à Gatwick, au moins 30-50 miles soit plus de 40-50 minutes dans un car sans lumière individuelle, faut pas exagérer.
Arrivée à l'hôtel et là re-belle longue attente dans le hall pour récupérer la carte de la chambre. Carte récupérée, coupon repas donné par l'hôtel, il est plus de 21h. Pour dîner il faut aller dans l'aéroport de Gatwick même, c'est là dans le mélange avec le Hilton et un univers froid, impersonnel d'aéroport fermé, que l'analogie avec «Lost in translation» survient... La musique du beau film de Sophia Coppola m'a envahi mais je ne suis pas Bill Murray et il n'y avait pas non plus Scarlett Johanson au Hilton. Pour manger le choix est frugal entre les restaurants, passons...
À l'arrivée à l'hôtel nous avons appris que le rendez-vous du lendemain matin était fixé à 4h45 (sic) soit 15 minutes plus tôt que sur la fiche susdite (re-sic)... Pour le petit-déjeuner c'était de nouveau des bons, distribués à Heathrow.
Logisticiens scouts et politiques, il y a un business possible avec BA car c'est incroyable de gérer de la sorte une population aussi identifiée que les passagers d'un avion. De la prise en charge à la porte d'embarquement aux attentes inutiles et redondantes à des guichets, les possibilités d'optimisation sont gigantesques. À moins que cela ne soit délibéré de la part de cette compagnie aérienne de laisser les voyageurs se dèbrouiller le plus possible... Je ne sais pas...
Finalement nous avons décollé vers 10h (heure de Londres) le jeudi matin. Le retour à l'aéroport fut égale au reste, re-queue pour le ré-enregistrement, re-queue au contrôle de sécurité, re-queue au guichet d'accueil pour avoir la porte d'embarquement qui n'était pas communiquée lors de l'enregistrement et enfin l'avion, en retard tout de même... Cela valait la peine que tout le monde soit devant l'hôtel à 4h45...
Comme je n'ai pas eu Internet à l'hôtel (c'est vrai ça pourquoi dans un hôtel à côté d'un aéroport pourrait-il y avoir des passagers avec des besoins de WIFI ?) et que mercredi, en payant ma connexion Starbucks après l'annonce du délai, je m'étais fait avoir, je poste seulement de Washington...
Je n'ai pas eu le temps de regarder mais il y a de quoi faire un beau blog vertical sur un tel sujet.. Si j'ai le temps, je jetterai un oeil, si quelqu'un a pitié et peut regarder et me donner des liens, merci par avance...
PS : A côté les Paris-Rouen, ce sont les vacances.
Posted by xmo on mars 12, 2005 at 01:47 AM dans au fait..., commuter | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
05.03.2005
Viator ignotus ignoto lupus* (1)
J'avais écrit que les codes des commuters étaient propres à cette communauté.
Après l'expérience des vacances, je peux confirmer cette intuition, ce n'est pas une communauté très ouverte sur le monde extérieur.
"Les brebis égarées"
Le commuter est un être un chouïa possessif et le train, c'est "SON" train.
Les voyageurs réguliers de la ligne SNCF Rouen-Paris ont dû "endurer" durant les dernières semaines les vacances scolaires de la zone de Rouen, le Salon de l'Agriculture (oui, oui cela se voit dans le train qu'il y a le Salon de l'Agriculture, le premier qui rigole en prend une) et le commuter rêve de tranquillité, de retrouver "son" train.
Il est intéressant de noter l'oeil noir que le voyageur jette aux étiquettes de réservations jaunes honnies car elles restreignent l'espace vital disponible dans le train. Quelle impudence ont ces gens de réserver des places dans notre train !!!!
Au moment de monter ou de descendre, il faut entendre grogner, ronchonner les voyageurs réguliers derrière les touristes qui s'égarent dans un train avec leurs bagages alors si ces inconscients ont l'indécence de prendre un train entre 17h58 et 19h20 entre Paris et Rouen, attention... moments de franche cordialité et de concorde humaine à venir.
Les armes du voyageur :
• l'oeil noir : ça marche toujours, renforcé par un regard vers le haut et un soupir, c'est imparable, le message est passé, l'autre personne est sous pression et s'affole au moment de monter dans le train.
• le positionnement stratégique : à côté d'un quai de gare, un terrain de football américain, des manoeuvres militaires ou un jeu en réseau, c'est une aimable plaisanterie tactique. Cela relève de "La tactique pour les Nuls" par comparaison. C'est surtout frappant à Rouen car les trains arrivent du Havre et le positionnement sur le quai est essentiel pour être devant la porte ou au plus près à l'arrêt du train.
• la pression : si vous voulez faire une expérience de franche cordialité humaine, prenez le train et descendez à Rouen... Je n'ai pas vécu la cohue de la vente des produits Karl Lagerfeld chez H&M mais, maintenant, j'ai une petite idée de ce que cela peut être. Les voyageurs qui veulent monter dans le train se massent des deux côtés, ceux qui sont arrivés à destination doivent passer entre deux rangées de personnes impatientes de monter et qui constituent un corridor humain vraiment pas large, dont les côtés se rétrécissent en s'éloignant de la porte. Quand le groupe se forme pour accéder aux marches, c'est épaule contre épaule et la loi du plus fort. Certains utilisent des instruments tactiques (je ne sais pas si c'est vraiment autorisé par l'ONU) : valise, sac, etc. pour écarter les impétrants.
En fait je m'aperçois que c'est un sujet beaucoup plus long que je ne pensais, je continuerai dans d'autres billets.
* "Le voyageur inconnu est un loup pour un autre voyageur", adapté de la citation de Plaute dans Asinaria (La Comédie de l'âne) : Homo ignotus ignoto lupus, L'homme inconnu est un loup pour un autre homme.
L'expression est généralement reprise selon la forme de la dédicace du De Cive de Hobbes : Homo homini lupus, L'homme est un loup pour l'homme.
Posted by xmo on mars 5, 2005 at 11:14 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0)
22.02.2005
Une autre neige
Je ne sais pas si ce sont les informations déprimantes sur la bêtise humaine à Drancy et le "cas" Dieudonné, la luminosité assez métallique au travers du couvert nuageux durant le trajet en train qui découpe les arbres très sombrement sur l'horizon, l'anniversaire de la libération des camps et les photos que j'ai pu revoir récemment, le froid, la lecture de Spigelman ce week-end qui me rappelle Maus, mais, ce matin, le trajet en train m'évoque d'autres époques, beaucoup moins épiques qu'hier...
C'est étrange parce que Rouen sous la neige, c'était très beau, c'est aussi marrant de voir les voitures circuler tout doucement comme des patineurs maladroits mais téméraires sur une patinoire en plein air à Paris, c'est l'évasion vers les vacances de voir les toits immaculés, les rues nimbées de blanc seulement souillées par quelques traces de pas assez irréelles...
Maintenant, la nature paraît hostile, dure, entre noir et blanc, les images ne sont pas celles de vacances mais celles de films, le son du train sur les voies est obsédant, je repense aux Bernardac que j'avais dévorés au collège, à Shoah que nous avions vu en terminale, à Primo Levi, à tous ces livres désespérément magnifiques, ces expos à Paris, le train est une évasion, un voyage, une émotion, il vous mène parfois d'un jour à l'autre vers des horizons très différents...
Posted by xmo on février 22, 2005 at 08:37 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
21.02.2005
vendredi soir, madeleine bonsoir
[c'est aussi un billet un peu en retard, oups]
Oh les fourbes, ils ont remplacé le corail par un bleu double étage... Il ne faut pas seulement se méfier des horaires mais aussi des jours, c'est une base de données que je vais devoir me faire ! Partis à 18h40, nous sommes arrivés à 19h5... en retard. Merci la SNCF.
A priori je n'aurai pas l'occasion de prendre le train un dimanche soir mais vendredi soir, j'ai rajeuni de quelques années, retrouvant un train bondé, plein d'étudiantes et d'étudiants revenant passer le week-end chez leurs parents avec leurs sacs de linge. Les sacs remplis de tupperware et papier alu du dimanche soir me manqueront avec leurs odeurs... Le dimanche soir, c'était aussi le retour cafardeux dans les petits appartements, les chambres de bonne. L'appel en arrivant pour rassurer : oui le train n'avait pas déraillé, oui le métro fonctionnait, oui j'avais monté les 6 étages (ce qui fut un maximum pour mes chambres de bonne mais il y avait un ascenseur :o).
Le vendredi soir, il y a aussi une autre population traditionnelle, le militaire en permission, et bien cela ne me manquait pas...
Sans être anti-militariste, je suis resté effrayé par les conversations de deux soldats qui parlaient de sacs "tirés", d'achats au marché noir en Afrique, le tout dans un français "sobre". C'est une perte de la fin du service national, d'avoir cessé de faire circuler ces milliers de garçons dans tous les sens de la France, de Metz à la Rochelle, de Rochefort à Rouen, de Cambrai à Caen, ... Combien de baisers mouillés, d'au revoir émus sur les quais de gare se sont envolés, la fin du service national a tué le romantisme ! Au delà de la fanfaronnade, qui n'a jamais effectué un voyage dans un compartiment de seconde classe avec des militaires à la bière, ne pourra jamais lire Cabu avec l'émotion que certains de mes camarades étudiants partagent avec moi.
Posted by xmo on février 21, 2005 at 08:56 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Fourmiz ou Zola ?
[j'avais commencé ce billet le 3-4 février mais je l'avais laissé en brouillon dans Ecto, le voici avec retard]
Jeudi 3 février, train de 18h40, arrivé à l'heure.
En rentrant par un train assez tôt, idéalement le 18h40 mais j'y arrive rarement, alors plutôt le 19h30 ou le 20h20, au départ de Paris, on a, j'ai le sentiment d'appartenir à une communauté. C'est une étrange communauté car ses membres ne se parlent pas vraiment, ne se connaissent pas mais ils vivent et habitent ensemble. C'est surtout frappant avec le 18h40. À son arrivée à Rouen la gare de Rouen devient le point de sortie d'une multitude de fourmis qui rentrent chez elles. Ce n'est pas une fourmilière, car les fourmis habitent hors de la gare. On les voit remonter la rue du Champ des Oiseaux, descendre vers le Donjon Jeanne d'Arc, s'engager rue Verte. Elles se suivent en procession, c'est plus proche d'une mine qui avale ses mineurs pendant la journée et les recrache le soir. Plus Germinal que la Bête humaine en quelque sorte...
Les codes de cette communauté sont invisibles, impalpables. Je ne prends peut-être pas le bon train le matin car j'avais des souvenirs autres avec le 6h40 mais les "commuters" sont des concurrents, des adversaires. Sur le quai, les habitués attendent au même endroit chaque jour, à l'emplacement où le train ouvrira ses portes. Ils attendent en piaffant que les havrais et yvetôtais descendent pour monter précipitamment dans le train. Après c'est une lutte guerrière pour avoir une place près de la fenêtre ou du couloir, selon les préférences, pour ne pas aller dans un wagon fumeurs (Monsieur Gallois, s'il-te-plaît, sur des trajets n'excédant pas deux heures, pourrais-tu être cohérent et supprimer les wagons fumeurs ? Qui peut le plus, peut le moins, non ?). Le matin, tout le monde fait son deuil du voyage "idéal", ne pas avoir de voisin. C'est une loterie et regarder les stratégies de placement et d'évitement des uns et des autres tous les jours est assez marrant. Il faudra que j'écrive dessus...
Posted by xmo on février 21, 2005 at 08:49 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Train tout blanc
Ca change des voyages dans le noir... Ce matin dans le 7h52, le trajet jusqu'à Paris était un peu irréel. L'Eure était baignée dans un brouillard neigeux, ouateux et l'horizon était blanc... Il avait neigé, la neige recouvrait les toits, les champs, les routes, les bords de la voie. En quelques minutes, puissance d'évocation des trains, on s'imagine dans le Transsibérien.
Vraiment les trains occupent une place à part dans l'imaginaire, de James Bond à Michel Strogoff ou Harry Potter, ce moyen de locomotion est à part, vraiment à part. Il vous transporte ailleurs mais reste le plus "humain" des moyens de transport. Là, où les autoroutes vous emmènent d'un point A à un point B par un flot ennuyeux d'asphalte, les trains traversent des campagnes, des paysages, des villes, des villages et, allant à Paris, on passe de villes industrielles, à la campagne pour arriver rapidement dans la périphérie parisienne où la magie de la neige disparaît...
Côté retards et exactitude, je salue la ponctualité de la SNCF depuis que je prends le Paris-Rouen et seulement celui-là. Depuis mes derniers billets, je n'ai pas été victime d'un seul retard, ce qui représente une dizaine de jours de voyages sereins... Croisons les doigts... J'ai écrit trop vite :o) 15 minutes de retard ce matin, pas d'excuses, pas d'explication, chassez le naturel...
Posted by xmo on février 21, 2005 at 08:23 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
03.02.2005
Train dans le noir... polar...
Mardi 1er févier, train SNCF de 11h04, arrivée comme prévu à 12h12.
Hier deux autres trains après le 14h48, Rouen-Paris de 18h00 à 19h07, train à l'heure. Retour à Rouen le soir par le 21h20 et là, ça se gâte encore. Arrêt prolongé à Mantes-la-Jolie, annonce de deux arrêts supplémentaires à Rosny-sur-Seine et Bonnières. Nous n'aurons pas la chance de savoir pourquoi et nous arriverons avec 10 minutes de retard à Rouen...
Dans le train du mardi matin, variante intéressante, il n'y avait pas de lumière dans le wagon. Au delà du fait que les portes étaient condamnées et qu'on puisse s'interroger sur les conditions de sécurité, le passage dans les tunnels était un moment surprenant, poétique.
Avec le bruit du train et le noir complet dans le wagon, j'ai repensé à Agatha Christie car l'obscurité créait immédiatement une ambiance mystérieuse. D'Agatha Christie, mon esprit a vagabondé vers Gaston Leroux et Maurice Leblanc et toutes ces heures passées à dévorer des romans policiers (au sens très très larges).
J'ai réalisé que le train se prêtait très bien aux romans, aux polars mais que ce n'était pas le cas de moyens de transports en commun plus contemporains et notamment de l'avion.
Le train a de multiples avantages pour un polar ou créer du suspense. C'est un lieu clos (nous avons déjà l'unité de lieu), pour un trajet défini (une sorte d'unité de temps). Les trains traversent des tunnels où les wagons peuvent être plongés dans le noir par une habile manoeuvre permettant alors toutes les exactions. Ils peuvent être stoppés inopinément grâce au signal d'alarme. L'auteur d'un crime peut s'échapper "facilement" d'un train, c'est crédible. Les compartiments se prêtent bien au huis-clos (en effet les compartiments sont de petites "pièces" où moins de 8 personnes sont confinées face-à-face et dans une grande proximité "latérale") et des discussions, des échanges, des réflexions intimes s'y inscrivent parfaitement.
La configuration des avions est une différence importante avec les trains et pour le romancier, cette disposition doit jouer. Dans les avions de ligne, tous les passagers sont assis côte-à-côte, le nez dans le dossier du siège précédent, les échanges, les déplacements sont moindres.
Un avion contrairement à un train, cela ne peut pas s'arrêter, c'est "difficile" de le quitter discrètement en vol...
Je ne connais pas de polar qui se déroule dans un avion en revanche l'avion se prête très bien aux films d'action. L'intensité est maximale dès le début. L'imaginaire collectif contemporain est marqué par des détournements d'avion depuis les années 70 au moins jusqu'au Word Trade Center, pour le coup c'est plus compliqué de détourner un train... Pour les films catastrophe ou les films d'action, les avions sont un bon filon. En revanche je n'ai pas souvenir de film très marquant se déroulant dans un train hormis un James Bond.
Là je ne suis pas connecté (et pour cause) mais si je peux, j'essaierai de faire une petite liste de romans et films "de trains". Je réalise un truc en écrivant cela. Pourquoi dit-on "roman de gare" ? C'est un peu bête comme expression. Ce sont des romans qui sont lus dans les trains alors pourquoi stigmatise-t-on les gares et pas les trains ? Si ces romans sont présents dans les gares (d'où le nom, d'accord), c'est à cause des trains qui permettent de lire (on doit même pouvoir réussir à lire dans les trains à double étage de la SNCF). Il faudra que je jette un oeil sur l'origine de l'expression.
A faire :
- liste de romans et de films de trains (si vous voulez m'avancer dans les commentaires n'hésitez pas)
- rechercher origine de l'expression "roman de gare".
Posted by xmo on février 3, 2005 at 09:36 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Trains Paris-Rouen : et le confort ?
Train arrivé à l'heure :
Mercredi 2 février, train de 7h30, Rouen-Paris, arrivé à l'heure.
Ce train est à un horaire intéressant pour travailler à Paris, il arrive vers 8h50 ce qui permet d'avoir des premiers rendez-vous à 9h pas trop loin de la Gare Saint-Lazare mais c'est un train que je ne prendrai qu'occasionnellement.
J'ai décidé de boycotter les trains à double étage type RER que la SNCF ose faire circuler sur d'aussi longues distances. Ces trains bleus sont au confort du voyageur ce qu'un banc d'école est à un canapé : dur, froid, pas ergonomique.
Ces trains n'ont aucun confort. En seconde classe (pour des trajets inférieurs à 1h30 cela me paraissait superflu de voyager en première, je vais peut-être réviser mon jugement..), les sièges sont durs (est-ce que je l'ai assez dit ?), il n'y a pas de tablette, on n'est jamais installé confortablement, que ce soit pour faire un somme, lire ou essayer de travailler avec mon PowerBook sur les genoux en cas de nécessité. Les trajets sont aussi beaucoup moins confortables...
J'ai baptisé ces trains les placards roulants car j'ai l'impression qu'on cherche à empiler le maximum d'affaires, euh pardon de passagers, et même de clients, soyons fous, dans le minimum d'espace pour ne pas congestionner plus Saint-Lazare. Après le confort du voyage ne peut pas être rentré en ligne de compte quand la SNCF a acheté ces voitures ou c'est un fakir maso en mal de sensations fortes dorsales qui a essayé les sièges, leur confort, leur assise...
Billet rédigé dans le train de 8h49 Rouen-Paris, le jeudi matin, avec un vrai train : il va à Paris en moins d'une heure et dix minutes (je reviendrai plus tard sur la durée des trajets Paris-Normandie...), c'est un corail (un vrai avec des sièges confortables en seconde et des tablettes, à quoi tient le bonheur...).
Posted by xmo on février 3, 2005 at 09:10 AM dans commuter | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
31.01.2005
Rouen-Paris "commuter"
Pendant une quinzaine de jours, j'ai pris le train entre Val de Reuil et Paris pour venir travailler. À partir d'aujourd'hui je deviens un "commuter" Rouen-Paris, abonné des trains de 6h40 et 7h50 (à peu près) le matin. Le soir, on verra, je n'ai pas encore de religion.
Cette première quinzaine a été enrichissante.
Sur une vingtaine de trajets (un aller/retour par jour pendant 5 jours par semaine pendant deux semaines), j'ai pu constater que la vie d'un "commuter" Val-de-Reuil-Paris n'était pas des plus reposante pour diverses raisons :
1. La durée des trajets. En moyenne 1h10-1h20, soit plus long que Rouen-Paris direct ;
2. La vétusté des trains. Les "fameux" trains marrons avec leur banquette inconfortable, leur isolation relative ;
3. L'inconfort des trains. Les trains à double étage bleu en seconde classe sont aussi confortables que des sièges en bois et la tablette doit être un luxe inabordable pour des secondes sur des trajets courts ;
4. La variété des conditions. Parfois, les trains arrivent même à l'heure à Saint Lazare ! Quand ils n'arrivent pas à l'heure, avec des retards qui peuvent approcher les 20 minutes, les explications sont variées : de rien à une annonce en arrivant à la gare avec des excuses et la cause du retard. Pour l'information en temps réel sur l'heure d'arrivée réelle, faut pas exagérer quand même...
5. Les retards. J'en ai déjà parlé au point précédent mais ils sont tellement fréquents qu'ils ont plus été la norme que des incidents durant ces 15 jours. Par ailleurs avec un abonnement illimité appelé "Forfait" par la SNCF, en cas de retard, il n'y a pas de dédommagement. Logique et commercial...
Comme le train va prendre une place importante dans ma vie durant les prochaines semaines (au moins 2 heures et 10 minutes par jour, a minima 5 jours par semaine soit 2 jours par mois en arrondissant un peu ou en tenant compte des retards), je publierai des billets sur ces voyages avec la SNCF (j'écrirai aussi quand nous arriverons à l'heure, si, si...) et les anecdotes de voyage de cette communauté roulante des Rouen-Paris.
J'ai rédigé ce billet dans le train de 14h23 au départ de Paris et il est 15h58 (Nous devions arriver à 15h48). Et de un... Nous avons eu l'explication : un acte de malveillance au départ de Paris. Tiens, je ferai un petit bilan mensuel des raisons des retards et de la régularité des trains.
Posted by xmo on janvier 31, 2005 at 03:58 PM dans commuter | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack






