12.03.2008
Participez à la Cybermanif pour la première Journée pour la liberté sur Internet

Vous aussi, rendez-vous sur RSF.org pour manifester pour la première Journée pour la liberté sur Internet.
Posted by xmo on mars 12, 2008 at 01:35 PM dans campagne(s) 2008, démocratie, mobilisation, politique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
05.04.2007
Débat sur Internet : fausse bonne idée de l'année ?
Fascinant, cette propension des zélateurs du Cinquième Pouvoir, à vouloir n'être que des reproducteurs du Quatrième et à se positionner uniquement par rapport aux politiques, i.e. aux pouvoirs exécutif et législatif si on reste dans cette distinction. À part, par des blogueurs émérites, le pouvoir judiciaire est épargné pour l'instant.
Organiser un débat des candidats sur Internet pour quoi faire ? Reproduire les plateaux télé des soirs d'élection avant l'heure ? Remplacer la télé car les candidats au premier pouvoir et les représentants du quatrième ne se sont pas mis d'accord pour organiser un tel débat ? En quoi, un tel débat serait-il obligatoire ? Créer un carrefour d'audience unique de l'élection avec ce "débat", appelons-le par son vrai nom, cette émission ? Ne trouve-t-on pas sur Internet une multiplicité de contenus politiques produits par les candidats, leurs zélateurs, leurs critiques ? Ne trouve-t-on pas des outils divers pour se renseigner sur les programmes des candidats ? Pour se positionner par rapport à eux au moyen de questionnaires divers ?
Plus profondément, autant l'initiative de François Bayrou a un sens politique pour essayer de rebondir dans la campagne : suppression de l'ENA, débat sur Internet avec les quatre principaux candidats sont des ingrédients du début de sa campagne. Soit. Autant le relais ou même l'émergence d'une telle idée au sein des thuriféraires du cinquième pouvoir me laisse profondément perplexe. Un débat, indépendamment de sa forme innovante ou pas, restera un objet audiovisuel. Il ne serait pas possible de le diffuser en direct en vidéo sauf à engager des frais très très conséquents. Où serait l'interactivité d'un tel débat ? Comment les questions seraient-elles sélectionnées ? Par un "sondage" comme Agoravox sait en faire, encore plus tordus que les sondages des instituts de sondage ? N'oublions pas que ces "sondages" sont très manipulables par les équipes des candidats, ne soyons pas naïfs.
Tout ça, pour ça, pour vouloir être un média alternatif à défaut d'être un pouvoir ? Mais un média alternatif, qui, par sa proposition, ne serait qu'un média, qu'un supplétif d'une lacune supposée de la télé. À pousser la logique, comment aurait-il fallu faire s'il y avait eu plus de 12 candidats, disons 20 comme en 2002 ou disons plus comme l'y appelait la pétition pluralisme.org ? Les candidats auraient-ils dû consacrer leur campagne aux débats entre eux, tout le temps, sans fin, sans faire campagne ? Aurait-il fallu les enfermer dans un "loft débat" pour permettre ce débat continuel ?
Petit paradoxe complémentaire, les zélateurs du pluralisme, les critiques de la compromission médiatique, de la part excessive accordée aux "gros" candidats avant la campagne officielle sont maintenant les critiques des règles de défense de la pluralité.
Je croyais qu'Internet, c'était le pouvoir des individus, la parole des individus y compris pour la politique, n'était-ce qu'un leurre ? Les citoyens, l'agora ont-ils besoin de leurs jeux du cirque pour être repus, pour pouvoir voter, se décider ?
[Disclosure : J'ai été consultant pour l'UMP notamment de 2002 à 2006, depuis janvier 2007, je fais autre chose. Je pensais librement avant et c'est toujours le cas.]
Posted by xmo on avril 5, 2007 at 12:39 PM dans au fait..., blog, blogging, campagne(s) 2007, démocratie, mobilisation, politique | Permalink | Commentaires (14) | TrackBack
12.12.2006
leweb3 : François Bayrou
François Bayrou commence par taquiner Loïc sur son engagement auprès de Nicolas Sarkozy.
Il explique ensuite que la blogosphère est très importante pour un candidat à la présidentielle pas soutenu par les médias les plus puissants. Internet peut être un contre-pouvoir à la possible prise de contrôle par les groupes de média (c'est un peu caricatural). C'est une arme pour une candidature indépendante, il cite Howard Dean en exemple.
Campagne électorale, présidentielle n'est pas la seule raison de sa présence. Ce qui le motive dans la blogosphère n'est pas seulement la capacité de faire campagne mais aussi le projet de société. Les citoyens deviennent actifs avec Internet, François Bayrou compare avec l'inactivité de la télévision, on devient un acteur du monde de l'information, de sa propre vie.
François Bayrou cite Thierry Crouzet et le cinquième pouvoir, la réflexion sur un nouveau pouvoir pour la société, qui serait un espoir pour le futur.
Quel est cet espoir ?
Il se dit frappé par l'univers des logiciels libres et des wikis, la capacité de partage des savoirs, pour la première fois, depuis des siècles, la manière de bâtir repose sur une démarche de partage et de coopération. Il est possible de construire sur autre chose que la société marchande.
Cette nouvelle logique de développement pour l'humanité après la puissance et l'économie, se fonde sur le partage, la liberté et la connaissance.
Il dit que parmi les lecteurs de l'assistance, se trouvent les femmes et les hommes qui porteront ce nouveau modèle de société.
Loïc se dit ému de la présence de François Bayrou, qui le taquine sur sa conversion pour le soutenir. Loïc lui dit qu'il aurait pu ne pas venir à cause de son propre soutien à Nicolas Sarkozy et à cause du risque de venir face à une telle assistance et du retentissement possible en ligne. Il s'excuse en public de sa note sur la venue de François Bayrou à République des blogs.
Question sur la relation proposée et les règles du jeu
> La vielle droite et la vieille gauche sont divisées et affaiblies, le support pour les réformes est trop faible. Il propose de construire un nouveau support nécessitant la coopération des démocrates des deux camps. Quelle relation ? Les outils existent pour contrôler les pouvoirs. Il oppose Internet aux MSM.
Question de Mario sur l'utilisation des technologies à l'école et sur la transposition des déclarations de François Bayrou à cet univers
> François Bayrou a répondu qu'il croit que l'enseignement, c'est de personne à personne, que l'école est un lieu de transmission d'humanité. Il n'a pas compris que Mario lui parlait usages pas technologies.
Pour conclure, François Bayrou dit que venir était une opportunité et pas un risque.
Après ce récit, deux-trois commentaires :
- François Bayrou maîtrisait bien une rhétorique propre à séduire l'assistance. Il a montré une certaine connaissance des mutations générales et de leur potentielle déclinaison politique, allant jusqu'à citer Thierry Crouzet qu'il avait rencontré il y a quelques semaines.
- Sur la question de Mario, il montre cependant que les usages lui sont encore assez étrangers, il devrait lire la présentation de Mario d'hier soir, pour s'ouvrir, l'école ne peut pas être sanctuarisée au XIXème siècle.
- Pourquoi le candidat ne s'implique-t-il pas plus sur Internet pour sa campagne ? Pourquoi ne modernise-t-il pas le fonctionnement de son parti pour profiter de cette révolution ? Je ne crois pas qu'il ait un site de campagne alors qu'il est officiellement candidat, pourquoi ?
Disclosure : je suis consultant pour l'UMP, vous le savez tous ;o) mais j'ai essayé comme toujours de ne pas être partisan dans ce billet.
Technorati Tags: bayrou, leweb3
Posted by xmo on décembre 12, 2006 at 12:46 PM dans campagne(s) 2006, démocratie, mobilisation | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack
27.11.2006
Labourspace : hub de campagnes pour ONG
Le Labour a lancé le 15 octobre un nouvel espace le Labourspace à l'approche très intéressante :
Labourspace apparait comme un lieu pour s'interconnecter aux initiatives de la société civile et être "fertilisé" par leur action.
Le site prévoit de lancer un thème mensuel d'action (la santé pour le mois d'ouverture) et propose aux organisations de soumettre leurs campagnes relatives à cette thématique. Elles disposent d' un espace personnalisable pour présenter leurs campagnes.
Les campagnes sont soumises aux votes et aux commentaires des internautes.
Celle qui aura obtenu le plus de voix se verra soumise au cabinet du Ministère approprié par la présidente du parti travailliste elle-même Hazel Blears.
Avantage de cette ouverture vers le monde associatif et des ONG :
- Se présenter en continuateur politique de leur dénonciation citoyenne.
- Reconnaître et valoriser leur rôle de sensibilisation, en prise avec le terrain.
- Apparaître en phase avec les préoccupations de la société civile : le sujet est illustré sur le site par les propositions du Labour sur le sujet.
L'approche est intelligemment pragmatique en ce que la démarche participative s'adresse à des organisations. C'est introduire un échelon de représentativité non politique, mais habitué à élaborer du projet collectif.
Il y a co-élaboration du projet mais à partir d'une matière existante.
Personnellement, je suis séduite. Le projet ne me parait pas l'énième dispositif d'internet politique simulant par effet de mode la participation du citoyen, mais n'en faisant au bout du compte rien.
On évite l'esprit palabres sans fin que l'on retrouve en général dans les dispositifs dits participatifs.
On tient là de l'internet politique qui ne fantasme pas la toute puissance de l'opinion publique mais qui présente des fonctionnalités adaptées pour venir nourrir le débat politique.
Posted by ntiourtite on novembre 27, 2006 at 05:35 PM dans démocratie, mobilisation, politique | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
07.11.2006
E-pétition, condition de de la mobilisation en ligne ?
Dans le billet précédent, je relayais bien volontiers l'initiative de mobilisation en ligne de Reporters sans frontière. La question de la finalité et de l'évaluation de telle mobilisation se pose.
La finalité est, à mon sens, une mobilisation en ligne qui permet de changer la "vie réelle". Netpolitique a publié hier un billet sur l'e-pétition, qui fait écho à ses préoccupations et offre un outil concret.
Pensez-vous que la e-pétition puisse être un des outils idoines pour permettre aux citoyens d'interagir avec leurs élus plus facilement ?
C'est probablement un hasard, mais Patrick Devedjian a publié un billet où cette idée d'e-pétition pointe avec l'idée de "veto populaire" et l'utilisation d'Internet pour recueillir les signatures nécessaires.
Posted by xmo on novembre 7, 2006 at 04:46 PM dans démocratie, mobilisation, politique | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
27.10.2006
Internet surtout une fonction de Contre-démocratie pour Rosanvallon
Je l'avais promise. Voici l'Intervention de Pierre Rosanvallon au débat du Monde.fr sur la e-démocratie.
Mon impression tout d’abord :
Une intervention au cours de laquelle on a vu la pensée de ce brillant politologue à l’œuvre.
Une quasi démarche de chimiste : il trempe la démocratie dans l’éprouvette de l’Internet, formule des interrogations et des hypothèses, et nous livre ses conclusions.
C’était un plaisir de le voir s’emparer de cet objet.
Profond connaisseur du fonctionnement démocratique, il a su identifier les achoppements de la démocratie en ligne.
Ce qu’il en perçoit et retient :
- Internet modifie en profondeur les pratiques, mais aussi nos définitions de la démocratie.
- un outil parfaitement adapté aux fonctions de vigilance. Internet pourrait être une forme politique à part entière, être l’expression de la fonction de surveillance.
Déroulement de l’expérience :
Il sépare les éléments de la démocratie :
* Prendre la parole
* Débattre
* Agir en commun
Il trempe chacun de ses axes dans le Net :
1. Pour la prise de parole, Internet diminue le coût d’accès à l’expression.
Son hypothèse est que cette multiplication de la parole est une révolution à son sens, car elle donne un sens nouveau à l’opinion publique. L’opinion était quelque chose de collectif, qui intervenait comme structure intermédiaire.
Or aujourd’hui, elle peut être une alternative aux corps intermédiaire : l’opinion publique émerge d’une opinion individuelle, et non plus organisée et structurée.
Ses interrogations :
- Comment intervient la condensation, la polarisation de l’opinion sur ce nouveau média. Comment intervient l’aggrégation ? L’opinion publique ne se constitue pas seulement par circulation d’information, pointe-t-il.
- Lui parait quelquechose d’étonnant que cette parole indifférenciée qui produit du corps social.
- Il ne formule pas de conclusions sur cet axe.
2. Pour le débat, il donne d’abord la définition suivante.
La délibération est le pouvoir de changer son point de vue après s’être confronté aux opinions contradictoires. Or il relève une première ambiguïté : les études seraient toutes d’accord pour dire que la force du Net est dans sa plasticité en ce qu’il permettrait la formation homogène d’opinions.
On échapperait donc par cette technologie à la confrontation. Il y serait toujours possible de rencontrer une communauté.
Son interrogation : comment Internet contribue alors à la confrontation des extrêmes qui caractérisent la délibération en démocratie ?
Autre achoppement : il signale par ailleurs qu’une campagne électorale organise structurellement la polarisation. Ce qu’a priori ne fait pas Internet.
Comment Internet peut alors intervenir dans la campagne, en contribuant au débat démocratique ? Ne serait-il pas structurellement inadapté ?
3. L’agir en commun
Internet facilite plus facilement les actions en opposition que la construction d’enjeux positifs.
Internet serait au service de la Contre-démocratie, thème de son dernier ouvrage où il poursuit sa réflexion sur la citoyenneté et la participation.
Ses conclusions :
Le sentiment qu’Internet donne des chances nouvelles à la démocratie, mais contient un certain nombre d’ambiguités.
Internet ne sera pas la nouvelle Agora démocratique, cette fonction qui relève du Parlement. La démocratie, ce n’est pas seulement l’aggrégation de positions mais la réalisation d’arbitrage, la confrontation des extrêmes.
Internet ne pourra donc devenir le nouveau coeur de la démocratie, mais officiera comme un lieu pour la protéger, la critiquer.
Quelques réponses à P.Rosanvallon apportées par les autres intervenants à la tribune :
Sur la nature démocratique du Net
Selon Brice Teinturier (TNS), Le Net, comme espace démocratique, est une fabrique d’argument, et pas un lieu de l’agir en commun. Internet prépare la prise de décision sans se substituer aux décideurs.
Sur la constitution de l’opinion publique en ligne,
L’aggrégation se produit par effet d’interconnexion, un effet réseau, maitrisable, qui obéit à des lois et des techniques réelles.
Posted by ntiourtite on octobre 27, 2006 at 03:54 PM dans campagne(s) 2007, démocratie | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
23.10.2006
E-vote : vote sincère ?
Mercredi 18 octobre au World Gov Forum, un atelier était dédié au e-Vote.
La question à laquelle les intervenants étaient invités à répondre : le e-vote garantit-il ( ou plutôt assure-t-il) la sincérité du vote?
Réponses dans l'ensemble mitigées.
1. Chantal Enguehard, maître de conférences au Laboratoire informatique de Nantes Atlantique et auteur d'un rapport sur le e-voting, est formelle : les ordinateurs de vote sont vulnérables à la fraude à la différence de la procédure manuelle.
Elle cite les conclusions d'une commission irlandaise " Commission electronic Voting" qui aurait déconseillé de recourir au vote électronique.
Selon elle, le vote assisté par ordinateur est un bon compromis.
2. Ensuite de l'infomerciale par un VRP d'ASFERIA, qui bien entendu nous convainc que les solutions de vote sont totalement sécurisées. Leur coeur de métier : vendre des solutions de vote électronique.
3. Plus intéressante, même si l'intervention est à ranger dans l'esprit "partenaire commercial" de l'évènement, celle de Patrick Michalon pour le consortium EADS/Experian.
Il ne nie pas les problèmes de sécurité. Il fait état des recherches et projets ( les consortiums Epoll ou Cybervote)pour améliorer les procédures d'authentification et garantir les résultats.
Il traduit la problématique de sincérité et d'authentification de manière claire : il s'agit de savoir aujourd'hui si on fait confiance aux organismes qui ont préalablement validé, audité les systèmes parce qu'il est incontestable que le vote électronique en l'état ne peut-être audité, validé par tout un chacun. La confiance dans les organismes certificateurs est aujourd'hui un impréatif préalable.
Dans un second temps, il relate l'expérience qu'ils ont mené avec le vote sur internet des Français de l'étranger.
Dans l'élaboration de la plateforme, ils se sont concentrés sur les moyens d'éviter la saturation ( la fiabilité du système est un élement de sincérité du vote) : la plateforme prévue pour recueillir les votes en 6 jours a été définie de manière à enregistrer l'ensemble des votes du corps électoral en une heure.
Pour l'authentification, il admet que la remise des certificats électroniques nécessite encore une remise en face à face.
Son constat est qu'il y a un manque aujourd'hui de spécifications techniques. Les projets européens servent à les définir.
Il conclut en plaidant qu'aucun système informatique n'est vérifiable à 100% ; à commencer par celui de la NASA, extrêmement sophistiqués et qui n'échappe pas pour autant aux bugs. "Est-ce pour autant qu'on arrête d'envoyer des fusées ? non, mais d'erreur en erreur, on améliore le système."
La question est de savoir quel est le taux d'erreur admis sans remise en question de la fiabilité générale du système.
Ce qui est important, c'est que les organisateurs puissent s'apercevoir des dysfonctionnements du système.
Et pour cela la solution certes coûteuse serait d'organiser un vote électronique s'appuyant sur 3 ou 4 systèmes différents. La concordance des résultats sur les différents systèmes serait le signe inconstestable de la sincérité du vote.
4. Au tour de Robert Krimmer Directeur du Centre de compétence pour le vote électronique.
Une intervention assez générale sur l'intérêt du vote électronique et ses risques.
Le défi pour lui est de garantir l'anonymat du votant tout en s'assurant de son identité. Le centre qu'il dirige a tenté d'apporter une réponse à cette problématique en accompagnant les élections législatives vénézueliennes.
5. Points intéressants à relever dans l'intervention d' Ulle Madise, membre du comité e-vote au Parlement estonien.
* La règle introduite pour garantir la sincérité du vote : les électeurs qui ont procédé par Internet ont le droit de modifier leur vote jusqu'à la dernière minute, le scrutin se déroulant sur une semaine. Donc si usurpation, ils ont le temps de vérifier et rectifier.
* aux dernières élections, seuls 1,87% des votants ont eu recours à la procédure électronique.
Selon elle, le vote électronique ne peut avoir pour objectif d'accroître la participation ; ça permet tout au plus d'en freiner la baisse.
En savoir plus sur l'expérience estonienne :
http://www.vvk.ee/english/report2006.pdf
http://static.twoday.net/evoting/files/First_Experience_with_E-Voting_in_Estonia.pdf
Quelle conclusion ?
Il semble que la sincérité nécessite encore une étape manuelle, notamment pour la remise de certificats électroniques.
Et qu'il ne soit pas l'outil magique de revivification de la démocratie.
Posted by ntiourtite on octobre 23, 2006 at 07:05 PM dans démocratie, vote | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
18.10.2006
Et TOC
PDLD suit la campagne sur le net dans TOC.
Même page, même rubrique, on peut aussi lire les papiers de Tristan.
Notre contribution du mois de septembre : La chasse à l'électeur 2.0
La campagne présidentielle prend des allures de conquête du far-web et de traque du citoyen 2.0.
Pas un candidat sans son blog, à l'exception d'Arlette. Pas un média pour ne pas s'en émouvoir.
Mais la présidentielle online, c'est aussi le citoyen 2.0.
A la différence de ce citoyen que nos candidats partaient rencontrer sur les marchés, les plateaux télé, son extension sur le domaine du web en fait plus qu'une machine à voter. On parle d’empowerment et de netroots côté us. Il a les moyens de disséquer, critiquer le projet politique et faire partager son point de vue.
L'archétype de cette nouvelle figure démocratique : Etienne Chouard, simple prof de BTS qui propage sur le net ses idées pour le non à la constitution européenne et travaille l'opinion à coup de e-mails, sans la force d'une organisation derrière lui. L'individu démocratique sait se faire entendre de manière autonome. Révolution Acte I.
Les présidentielles, c'est l'acte II. Du PS, à l'UMP, sans oublier l'UDF, pas une université d'été sans leurs Persans blogueurs pour cultiver l'effet de vérité. Flattés pour la plupart, les blogueurs ont tenu le pari : livrer leur regard brut sur l’événement, avec un goût pour les coulisses, des remarques le plus souvent apolitiques. Laissant nos politiciens le plus souvent assez dubitatif sur les gains de l’opération, voire, comme chez les verts, furieux des observations rapportées : un militant vert(blog de bix) accuse vertement Mohamed Hamidi de Bondy Blog de myopie quant à sa couverture de l’événement.
En résumé, on accrédite les blogueurs mais on ne sait pas encore pourquoi et surtout on découvre que le discours ne peut pas y être contrôlé. Pourtant ils y courent… parce que le nouvel homme d’influence, c’est vous et moi. L’idée est accréditée par le baromètre de confiance publié chaque année par Edelman. la famille, les amis et les collègues sont de plus en plus considérés comme des sources crédibles (53 % des réponses contre 26% pour les médias). La réflexion sur le relais le plus pertinent s’impose forcément.
Surtout, pourquoi se priver, puisque ni les podcasts, ni les blogs ne seront décomptés par le CSA du temps de parole des candidats.
Et c’est le militant traditionnel, qui le comprend le moins ; qu’on le délaisse lui le colleur d’affiche fidèle, lui l’arpenteur sans relâche de petits marchés dominicaux, …pour cet internaute volatile, qui veut « fabriquer du projet » et pas servir celui du chef.
Il se rassurait comme ils pouvaient à l’université d’été de l’UMP :
" Jeune de l'UMP 1 : je sais même pas ce que c'est un podcast.
Jeune de l'UMP 2 : Pas grave. Tu sais ce qu'est un tract ! "
Posted by ntiourtite on octobre 18, 2006 at 02:50 PM dans au fait..., démocratie, mobilisation, politique | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
World E-Gov Forum, de mercredi à vendredi.
Je sais que ce n'est pas bien d'utiliser le terme anglais mais Forum mondial de la démocratie et de l'administration électroniques, c'est un peu long dans un titre.
Je vous signale quelques moments intéressants du thème "Politique et Société".
Aujourd'hui :
- une table ronde intitulée Blogs et journalisme citoyen : entre liberté d’expression et média d’influence ;
- et une table ronde e-Voting - succès et méfiances ... comment s’assurer de la sincérité du vote ?
Vendredi :
- une table ronde Le Net comme nouveau champs de bataille politique ? animée par Stanislas Magniant et Jean-Philippe Clément de NetPolitique où ira Nadia
- une table ronde La démocratie participative : une demande citoyenne ou un concept d’internaute ? que j'ai le plaisir d'animer
- la remise des Remise des Trophées de l’e-Démocratie et du Web Public
- et pour finir une plénière : Réinventer la démocratie à l’ère de l’information : vers une démocratie plus participative.
Pour le programme complet : le site du World E-Gov Forum
Posted by xmo on octobre 18, 2006 at 12:21 PM dans campagne(s) 2007, démocratie, politique | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Petit sondage, grands emballements
Alors que les blogueurs sont souvent les premiers à critiquer - avec raison dans la majorité des cas - les sondages, la fièvre créée autour du "sondage" d'Agoravox sur les candidats à la présidentielle est assez amusante avec ses diverses retombées presse (Le Point, Le Monde, entre autres).
Thierry Solère a écrit un billet avec des chiffres rétablissant quelques vérités après un article du Parisien où François Bayrou disait apparaître sept ou huit fois que Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy sur Internet.
Le Google Fight donne le même résultat pour la requête sarkozy vs. bayrou.
Cruauté des chiffres...
Technorati Tags: bayrou, sarkozy
Posted by xmo on octobre 18, 2006 at 11:34 AM dans campagne(s) 2007, démocratie, politique | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack





