J'ai aussi posté ce billet sur PDLD.
Dans la périphérie rouennaise, je crois que c'est Sotteville-lès-Rouen, se trouve un rond-point connu de tous les Rouennais (j'arrondis sans doute un peu) : le rond-point des vaches. Ces vaches sont posées sur ce rond-point depuis une dizaine d'années au moins.
Échangeant avec une amie qui avait pour projet de kidnapper une vache (enfin disons plutôt "cownapper") pour ensuite faire du rodéo avec, j'ai réalisé que ce n'était pas la première fois que les vaches du rond-point se prêtaient à de tels détournements au cours d'échanges.
Plusieurs questions se posent, ces vaches sont-elles uniquement fantasmatiques pour les rouennais, les normands (je ne voudrais pas avoir d'ennui en disant haut-normands, même si je pense que les habitants de Cherbourg ne doivent pas souvent croiser ces placides bovidés) car elles évoquent un imaginaire collectif, culturel normand ?
Sont-elles l'écho d'oeuvres d'art que les rouennais, les normands ont l'occasion d'admirer ? Je pense notamment aux innombrables tableaux de vaches de Boudin de la mezzanine du musée Malraux du Havre.
Sont-elles une sorte de sas entre la normandie rurale (avec ses vraies vaches) et la normandie urbaine (dont l'entrée symbolique serait ces fausses vache) ? Elles jouent, à mon avis, pour les automobilistes en provenance de Paris notamment, le même rôle de marqueur "ça sent l'écurie", "on arrive" que la cathédrale dans le train en provenance de Paris, toute comparaison esthétique gardée.
Et vous, comment détourneriez-vous ces vaches de leur utilité première ?
Personnellement, je détournerai les codes de la vache normande traditionnelle, plutôt bien utilités actuellement semble-t-il, pour jouer sur les autres symboliques des vaches : veau d'or, vache sacrée (avec une auréole sur la tête ?), j'en "warholiserai" une (sans recourir aux graphistes de la mairie de Rouen, pauvre Corneille)...
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